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Les galeries souterraines d'eaux de source

 

 de Fontenay-aux-roses

 

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Hélas, ces galeries sont sous le chantier de l'OPDH92, maître d'ouvrage et nouveau propriétaire du terrain, qui doit rénover les bâtiments et réaliser des places de parking sur cet emplacement pour le CROUS de Versailles.


Une réunion d'information sur ces galeries souterraines pour les Fontenaisiens fit salle comble le 25 novembre 2011. Des conseillers municipaux, des associations fontenaisiennes et franciliennes défendent ce patrimoine local typique.
Les aqueducs seront peut-être conservés (accord oral du 12/12/2011 entre la mairie et l'OPDH), mais les galeries en étoile, qui pourtant en 1759 étaient décrites comme conduisant des eaux de source, qui en contenaient encore beaucoup en 1991, et qui en contiennent toujours en 2011 (voir 5ème photo des galeries en étoile), seront écrasées au bulldozer.

 

Est-ce prudent d'ignorer cette eau de source? Vers où s'écoulera-t-elle? Vers les bâtiments voisins? Vers le TGV Atlantique? Sous le parking?

 


AIDEZ-NOUS A SAUVER CES GALERIES!
 
DEMANDONS AUX PARTIS POLITIQUES PRÉSENTS EN CE MOMENT SUR LA PLACE DU MARCHE D'INSCRIRE LA SAUVEGARDE DES DEUX SYSTÈMES DE GALERIES A LEUR PROGRAMME. DEMANDEZ-LEUR S'ILS PREFERENT  LES GALERIES SOUTERRAINES OU LES PLACES DE PARKING...PARLEZ-EN AUTOUR DE VOUS...
MERCI D'ECRIRE A:

   Pascal Buchet, maire de Fontenay-aux-Roses, Pierre Bourgoin, directeur de l'OPDH92, et  Françoise Bir, directrice du CROUS de Versailles, à savoir:
 

 

pbuchet@fontenay-aux-roses.frpierre.bourgoin@opdh92.fr; direction.crous@crous-versailles.fr;               

avec copie à Jean-Paul Huchon, président du Conseil Régional, à P.Devedjian, président du Conseil Général, à Monsieur le Recteur de l'Académie de Versailles, à Monsieur le Président de l'Université Paris-Sud, à Muriel Genthon, directrice de la Drac, à savoir

 

 


                                               CONTACT :  galeriesfar@gmail.com

 

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Le sous-sol de la petite serre a été entièrement retourné le 2 décembre 2011 par l'OPDH92 qui souhaitait localiser les galeries en "grattant à la surface". Les visiter par en-dessous leur posait des problèmes de sécurité. Ils ont gratté avec une grosse pelle mécanique à chenilles: les galeries Y et O, côte à côte, qui la traversaient, ont ainsi disparu. Il n'en reste qu'un tas de pierres et de terre de couleur jaune au milieu d'une zone argileuse dense de couleur brun  foncé.

 

Les voûtes des galeries en étoile sous la grande serre ont été défoncées vers le 27 janvier 2012. Volontairement. Les murets et les tuyaux du milieu de la serre ont été arrachés avec une grande violence pendant la démolition. On en retrouve des débris de l'autre côté du mur du chantier. L'entrée des galeries a été complètement sectionnée. De même le début de la galerie Y qui descend du nord au sud où on  trouve encore 20cm d'eau. Une fente noire de 10 à 15 cm de large parcourt la grande serre au travers de la cave R en passant par la galerie K et la galerie M. On ne retrouve plus le pilier.

 

Les aqueducs seront-ils cassés comme les galeries en étoile quand l'OPDH continuera la démolition de la grande serre? Car il est fort probable que leur carrefour se situe à cet endroit. Pour les conserver, ce qui avait été prévu par un accord entre la mairie et l'OPDH le 12 décembre 2011, il faudrait couper à la main tout ce qui dépasse du sol, et ne pas utiliser de grosse machine...

 

Les riverains en aval du site sont inquiets devant la grande quantité d'eau accumulée dans les aqueducs,  devant la destruction programmée du site de captage d'eaux sous les serres, et devant le débit devenu très faible de la Fontaine du Clos des Chevillons. Ce débit était d'environ 2m3/h expertisé après la construction du TGV Atlantique en 1988. Il serait actuellement de 0,070m3/h. Un riverain affirme avoir vu, pendant la rénovation de la Fontaine des Chevillons, un petit aqueduc en pierres qui amenait l'eau de dessous les serres de l'ENS jusqu'à un puits sur la coulée verte, et de là par un tuyau jusque la fontaine... Si la source n'est pas tarie, où disparaît cette eau? Y a-t-il infiltration dans le sous-sol? Des effondrements successifs ont-ils dévié son cours? Ou l'eau s'accumule-t-elle dans une poche qui se videra en une coulée de boue? Merci de taper sur google "effondrement de la colline de Fourvière" pour comprendre les risques encourus....

 

 

 

Lors du Conseil Municipal du 16 février 2012, Monsieur le Maire a déclaré qu'il renonçait à l'installation des places de parking supplémentaires, non obligatoires par la loi, qu'il s'en tiendra à l'existant. L'existant était de 3 garages quand l'ENS était à Fontenay-aux-roses (voir plan de 2002).

Nous lui demandons donc de faire arrêter la destruction des galeries souterraines, de faire démolir la grande serre uniquement en coupant à ras tout ce qui dépasse du sol pour ne pas casser ce qui est en dessous, de faire remettre en état les galeries en étoile qui ont été défoncées pour rien,  de faire rétablir la circulation de l'eau dans ces galeries comme autrefois, de valoriser ce patrimoine local précieux...

 

Monsieur le maire a rappelé également que le 12 décembre 2012 a été conclu un accord entre l'OPDH et la mairie pour conserver les galeries les plus majestueuses, soit le carrefour des aqueducs, la galerie nord qui nous est accessible actuellement avec la grande pierre creusée en arrondi en son milieu comme goulotte, un petit peu de la galerie ouest, la galerie sud dans sa totalité, c'est à dire environ 50m d'aqueducs. Nous les en remercions. Mais les 50m de galeries en étoile, celles qui ont été construites par le petit peuple de Fontenay, celles où venaient s'abreuver les bêtes grâce au gué et à l'auge, sont condamnées et seront sacrifiées pour des places de parking.

 

Le maire s'est aussi engagé à demander à l'OPDH de faire une étude hydrologique du site. Nous espérons que cette étude sera approfondie... Elle ne peut être imposée systématiquement dans notre ville car seul le risque de carrières doit être pris en compte pour accorder un permis de construire.(22/02/12)

 

 

 

Un excellent article de presse est paru mardi dernier 21 février dans Le Parisien, édition des Hauts-de-Seine, sous le titre: "Ils veulent sauver leurs galeries souterraines" à Fontenay-aux-roses. Nous remercions Pascale Autran qui parle d'un trésor derrière les palissades sous le chantier!...

 

La démolition de la grande serre, sous laquelle se trouvent les galeries en étoile en partie effondrées, n'a pas progressé depuis début février. (26/02/2012) Voir plus haut ce qui semble rester des galeries en étoile.

 

 

 

D'après la lettre de la mairie du 15 février 2012, ces galeries sont considérées comme sèches et il n'y a aucun risque de perturbation de l'hydrologie du site.........

 - Pourtant, en 1759, les anciens y décrivent une source.

 - Pourtant la goulotte en pierre de la galerie nord ramenait les eaux de dessous les serres vers les aqueducs.

 - Pourtant, en 1991, les élèves normaliens devaient porter des bottes pour explorer la galerie Y.

 - Pourtant, en 2011, une photo montre encore de l'eau dans cette même galerie.

 - Enfin un riverain qui a suivi la rénovation du puits de la Fontaine du Clos des Chevillons en 1994 affirme avoir aperçu un petit aqueduc en pierres qui ramenait l'eau de dessous les serres de l'Ecole Normale Supérieure jusqu'au puits. Et chacun d'entre nous peut poser son oreille sur le couvercle en fonte et y entendre de l'eau couler goutte à goutte dans ce puits. Il est situé sur la coulée verte à 14m environ en aval du mur d'enceinte de l'ENS (mur qui est parallèle aux serres), et à environ lm du grillage. On voit ce mur sur la photo des serres placée dans la rubrique "Leur découverte".

Il semble donc impossible que ces galeries soient sèches, sauf bien sûr celles qui ont été partiellement comblées (mais non détruites) en 1880 pour la construction de la grande serre (galeries O, M, K, cave R). (03/03/2012).

 

Les représentants du Rectorat de Versailles, les représentants du Crous n'auraient jamais demandé de places de parking mais de la verdure pour leurs étudiants. Le maire de Fontenay-aux-Roses qui est aussi Conseiller Général ne souhaite plus ces  places de parking supplémentaires. Pourquoi l'OPDH92 continue-t-il à les installer?  (06/03/2012)

 

Un courrier a été envoyé cette semaine à Patrick Devedjan, président du Conseil Général, à Christian Dupuy, président de l'OPDH92 et vice-président du Conseil Général, ainsi qu'à Pascal buchet, notre maire et Conseiller Général en recommandé avec avis de réception pour les sensibiliser de nouveau à ces problèmes de sauvegarde  de patrimoine historique et d'hydrologie.(24/03/12)

 

 

Gaston Coeuret a écrit: "en 1956, Jacques Hillairet et Georges Poisson se sont associés pour rédiger une "Evocation du  Grand Paris". Aux pages 434 et 435 un paragraphe est consacré à l'Ecole Normale de Fontenay. On peut lire: Ecole Normale, 3, rue Boucicaut. Les bâtiments situés en bordure ont été construits sur les jardins de l'ancienne demeure seigneuriale qui avait appartenu à Colbert et qui passa, au XVIIIème siècle, aux Devin, marquis de Fontenay. Le dernier d'entre eux...épousa Thérèse Cabarrus, la future Mme Tallien, ...qui y donna au début de la Révolution une fête à laquelle participèrent toutes les vedettes présentes et futures du régime. Après le 18 brumaire, la maison fut acquise par le sculpteur Pajou... "  Colbert fit-il construire lui-même cette demeure? Y demeura-t-il?

.(24/03/12)

 

 

La catastrophe de Fourvière en 1930 à Lyon-Saint-Jean:

Vers 0h50, un premier glissement de terrain prive le quartier d’électricité et fait converger sur les lieux de nombreux sauveteurs.
Une heure plus tard, une seconde coulée plus forte encore ensevelit pompiers et gardiens de la paix qui sont en train d’œuvrer sur site. Elle détruit tout le bâtiment de l’Hôtel du petit Versailles, en même temps qu’une partie des immeubles voisins, du couvent des Dames de Sion, occupé par des femmes âgées.
Enfin, un peu avant 3 heures, un ultime effondrement achève la destruction de ce qui existait encore.
19 pompiers, 4 gardiens de la paix, 17 habitants des immeubles détruits des 6, 8, 10 de la rue Tramassac ont été les victimes de ce tragique événement.

Les causes:

Les jours, les années qui suivent tentent de répondre à la question du pourquoi.
L’obstruction progressive des voies d’écoulement naturelles, des puits a provoqué une accumulation des eaux pluviales et l’engorgement des sources.
Bloquées par le front de moraine jurassique sur laquelle repose Fourvière, les eaux retenues ont fini par décoller la roche de terre superficielle entraînant les éboulements.
Ce scénario s’est répété plusieurs fois dans l’histoire notamment en 840 et en 1795.

 

 

Christian Dupuy, président de l'OPDH92 et vice-président du Conseil Général, nous a répondu par un courrier du 11 avril 2012:

" ...      Le Département n'ayant pas de pouvoir de prescription ni de protection en la matière, a néanmoins, par le biais du service archéologique départemental, documenté le site dans la carte archéologique et la base documentaire développée par ce service.

         Toute demande...pour les problématiques liées à la gestion de l'eau...doit être adressée aux services chargés de l'urbanisme et de l'assainissement de la commune ou du groupement de communes.

        Néanmoins, j'ai demandé aux services de l'Office public départemental de l'habitat des Hauts-de-Seine d'examiner les possibilités de modification du programme pour sauvegarder les galeries..".

Nous remercions vivement Monsieur le Président et espérons que ce projet sera concrétisé.(29/04/2012).

 

L'état de démolition de la grande serre et des voûtes des galeries semble n'avoir pas changé depuis fin janvier. Les tuyaux où circulait l'eau ont été découpés puis enlevés. Il reste les murets, les fosses à chaudière et à eau, et à certains endroits de gros blocs de béton cassés qui autrefois servait de sol à la serre. Mais ces blocs de béton étaient, hélas, solidaires des voûtes des galeries!..(29/04/2012).

 

L'association de Sauvegarde du Paris Historique, à Paris depuis 1961, a publié dans sa lettre de mai-juin à ses adhérents notre lettre pour le Président du Conseil Général. La Société de Protection du Patrimoine et de l'Environnement Français, à Paris depuis 1901, nous a demandé quatre photographies des galeries. Les associations des Amis de Clamart, et du Vieux Châtillon, villes voisines de la nôtre, nous assurent de leur soutien. Nous les en remercions. (29/04/2012).